samedi 21 avril 2018

Signalétique familiale

   La famille change, la société évolue... On le constate quotidiennement à des petits détails comme ce panneau capturé sur une aire d'autoroute.
   Ces simples représentations de familles permettent d'évoquer plusieurs modèles, pas nouveaux mais parfois mis de côté, voire ignorés ou cachés.
   Beaucoup d'enfants et leurs parents doivent être ravis de s'y reconnaître et penser que les vacances commencent bien!

jeudi 12 avril 2018

#Genealogix ou comment je suis tombé(e) dans la généalogie tout petit ! Episode 7


François, 14 ans, reconstituer, conserver et transmettre l’histoire familiale pour construire sa propre vie
La curiosité comme point de départ ?
   Alors qu’il était enfant, la mère de François ne cesse de dire qu’elle aimerait connaître la profession de ses grands-parents et arrière-grands-parents…
   Du côté du père de François, on ne parle jamais de la famille ni de ses origines. Son père est fils unique, François ne connaît que ses grands-parents et une arrière-grand-mère qu’il voit de temps en temps, et pourtant son grand-père aurait 5 frères et sœurs dont il ne sait rien ; donc pas de liens avec un grand-oncle ou des cousins avec qui parler, pas de réunions de famille… 
   Les questions de sa mère et la curiosité du jeune François qui se pose des questions sur cette famille dont il n’entend jamais parler l’ont décidé à faire des recherches. Il ne s’intéresse pas seulement aux professions de ses ancêtres mais entreprend une généalogie dans les règles en écrivant comme il se devait à l’époque, dans les mairies. Petit à petit il se prête au jeu.
   Mais n’est-ce qu’une simple curiosité d’enfant qui pousse François vers la généalogie ? Les vraies raisons sont peut-être plus profondes…
La disparition d’un frère
   A l’âge de 13 ans, François perd son frère âgé de 12 ans. Ce drame familial qui a recentré le noyau familial pendant des années autour de cet enfant malade, a probablement été un événement déclencheur fort pour Francois. Même si ce n’est que bien des années plus tard qu’il en prend conscience, il ressent le besoin dès lors de conserver l’histoire familiale et la mémoire de ce frère. 
Le besoin de savoir de sa mère
   La curiosité exprimée de sa mère sur la profession de ses ancêtres, cache peut-être un besoin plus profond parce que depuis l’âge de 14 ans et suite à un divorce d’après-guerre, elle n’a plus du tout de contact avec son père ni la famille de son père. Elle ne sait rien d’eux. François qui ne connaîtra jamais non plus ce grand-père, perçoit dès son plus jeune âge ce besoin de savoir et si sa mère n’a jamais cherché elle-même elle s’est intéressée aux découvertes de son fils. Petit à petit, François reconstitue l’histoire de la famille de ce grand-père paternel.
Les souvenirs heureux d’une famille unie par le destin
   Du côté de la mère de sa mère, a contrario, la famille est soudée. Son arrière-grand-père a eu d’un premier mariage trois enfants, dont sa grand-mère. La mère de celle-ci décède alors qu’elle n’a que quatre ans. Son père se remarie avec la meilleure amie de sa femme, ils ont trois enfants mais il meurt à son tour. Gamin, François allait chez cette arrière-grand-mère qui n’était pas sa « vraie » arrière-grand-mère mais il ne le savait pas.  Cette femme avait élevé seule toute sa vie les trois enfants du premier mariage de son mari comme les siens et ses trois enfants. Elle avait réussi à développer un esprit de famille fort. Esprit qu’elle a transmis, ses enfants ont toujours été très unis. Enfant, François allait souvent dans cette famille qui habitait en région parisienne et il s’y est fait de bons souvenirs. 
   Souvenirs qu’il a eu à cœur de conserver ce qui l’a conduit encore récemment à faire l’histoire de la maison de famille.  
« Ma mère avait envie de conserver cette mémoire familiale et c’est moi qui l’ai réalisée, c’était important pour moi. » 
Reconstituer l’histoire familiale pour construire sa vie
   Du côté de son père, on n’est pas très famille. Depuis 3 générations la famille vit en région parisienne mais François ne sait rien de ses ancêtres, de leur région d’origine et ne connaît rien de la famille proche et encore vivante de son grand-père : un écart d’âge important, des vies qui ont pris des directions différentes… font que ses grands-parents et les familles des frères et sœurs de son grand-père ne se sont jamais fréquentés.
   L’absence de tissu familial et le manque de transmission créent un manque et une frustration que François n’a de cesse de combler. 
Il ira de découvertes en découvertes. 
·         Sur ses origines. L’implantation récente en région parisienne de familles provinciales venues à Paris chercher du travail : une arrière-grand-mère venue des Vosges qui s’est mariée avec un arrière-grand-père originaire du Massif Central, elle était concierge à Paris dans le 16e où il était ouvrier…  
·         Certaines anecdotiques. Des personnages dont la vie a été passionnante viennent étoffer les branches de son arbre : une grand-tante institutrice en Bosnie-Herzégovine pendant la guerre 14-18 ; un grand-oncle entraîneur de l‘équipe de France de football ami de Marcel Cerdan et Edith Piaf ! 
·         D’autres plus troublantes. Enfant, François passait ses vacances avec un copain dont les grands-parents habitaient dans le Pas-de-Calais à côté de Boulogne-sur-Mer. Ce qui a amené ses parents à découvrir cette région et s’y plaire. Ils ont fini par louer une maison et François et ses parents ont régulièrement passé leurs vacances dans cette région. Son père aimait la mer et s’est mis à faire du bateau avec son fils. Il lui a donné le goût de la mer et des bateaux. Passion qu’il a toujours.
Ce n’est que plus tard, que François découvre qu’une grande partie de la famille de son père descendait de marins-pêcheurs du côté de Boulogne-sur-Mer… un hasard ? ou pas.
« Chaque fois que je trouvais un élément de l’histoire familiale c’était comme si je trouvais une pierre qui me permettait de construire ma vie et qui me permet toujours de le faire d’ailleurs parce que si je continue toujours à faire des recherches avec passion c’est que je sens qu’il y a encore des choses à construire. »
Transmettre 
« Je voulais à la fois reconstituer l’histoire familiale du côté de mon père et du père de ma mère et conserver la mémoire familiale du côté de ma mère. »
   A l’âge adulte, avec la maturité, vient l’envie de transmettre la mémoire familiale à ses enfants en particulier. 
   Plus généralement, François a toujours partagé sa passion pour la généalogie. Depuis des années, il anime régulièrement des ateliers dans des clubs de généalogie et des associations inter-âge.
Aujourd’hui François BARON est un membre actif de l’association Les Jeunes et la Généalogie.
   Il a également transmis le goût de la généalogie à ses petits-enfants : ils ont commencé quand ils étaient petits en faisant des ateliers dessins pendant les vacances de février pluvieuses. 

photo: arbre d'Anaé, 6 ans

lundi 9 avril 2018

Succès en librairie

   Cultura organise du 4 avril au 7 mai 2018 une opération intitulée "petits et grands enfants". Le slogan est "enfin une réunion de famille où tout le monde a envie d'aller"! Un des rayons propose de "mieux connaître sa famille". Et au milieu de ce rayon se trouve notre livre favori, co-écrit par notre présidente Evelyne Duret et Yannick Doladille: mille et une manières de faire de la généalogie avec les enfants (nous vous en parlions déjà en août 2017) .
   Allez le feuilleter... Vous ne pourrez plus le lâcher et ferez des heureux en appliquant ses conseils: les enfants et vous!

(photo prise au Cultura de St Quentin 02)


lundi 26 mars 2018

Généalogie XV: une édition 2018 de 7 à 77 ans ... et plus!

Du jeudi 15 mars au samedi 17 mars 2018, mairie de Paris XV

Grande nouveauté cette année au Grand Salon de Généalogie de la Mairie du XVe : la matinée scolaire. 
   La Mairie de Paris du 15e arrondissement et Archives & Culture ont organisé le jeudi, une matinée réservée aux élèves de dix classes de CE2 et de CM1 de l’arrondissement parisien.

 De l’accueil jusqu’à la remise des sacs en passant par l’accompagnement des groupes d’enfants et à l’animation d’un atelier « école 1900 », l’association Les Jeunes et la Généalogie s’est mobilisée pour contribuer au succès de cette première édition.



   Parmi les activités imaginées par Marie-Odile Mergnac sur le thème de la généalogie et l’histoire : des scénettes en costume d’époque de 1790 à nos jours, la rencontre avec des Grognards et Gardes napoléoniens, la réalisation de l’arbre généalogique d’Harry Potter ou encore un grand moment, celui de la remise des Billets d’Honneur lors de l’atelier « institutrice 1900 ».


L’atelier « institutrice en 1900 »
   Entourée de cahiers et de photos de classe de différentes époques, notre « institutrice » a répondu à la curiosité des enfants et distribué des billets d’honneur. L’intérêt des enfants en découvrant l‘écriture à la plume (pour l’exercice ici une belle imitation façon bille), la surprise des enfants de découvrir des classes composées de garçons uniquement, l’admiration devant la tenue des cahiers et le talent de dessin des cartes de géographie, ont fait plaisir à voir.

   Les anciens maîtres et maîtresses des années 1900 récompensaient les élèves par des médailles et des bulletins d’honneur. Les médailles étaient remises pour leurs bonnes notes et les billets d’honneur félicitaient librement pour tout ce qui était bien, pas seulement pour les devoirs. Ce fut l’occasion de demander aux élèves de chaque groupe de choisir le motif de félicitation de chacun de leur camarade de classe : Inès, François, Mariama, Noa, Yannis, Louise, Emma, Paul, Valentin, Marie, Kyliane, Sarah… ont ainsi été récompensés pour leur gentillesse, pour leur sagesse,  pour leur talent de dessin, pour leurs performances au foot ou à la course ; nous avons eu aussi un groupe de forts en maths, un passionné de l’histoire de Napoléon, des amoureux de la lecture, un champion en dictée... Une classe a plébiscité sa professeure et lui a remis le billet d’honneur de la meilleure maîtresse et une maman qui accompagnait un groupe a reçu un billet d’honneur de la meilleure couturière !

Des cadeaux pour les enfants et les professeurs


   Les enfants et les professeurs ne sont pas repartis les mains vides !
Tous les enfants ont reçu un sac avec une grille de mots croisés « découverte de la généalogie » concoctée par notre association, un exemplaire de « J’aime lire », le cahier d’activités familiales « Papy ! Mamie ! Raconte-moi tes souvenirs », des arbres à compléter de Filae et Geneanet ….

   Quant aux professeurs, ils ont aussi reçu un sac avec des arbres à compléter, un dossier pédagogique réalisé par notre association et le livre « Mille et une manières de faire de la généalogie avec les enfants ».


Un franc succès

  Ce sont près de 300 enfants et accompagnants qui ont déambulé ce jeudi matin : de bons moments d’échanges, de rigolade et parfois de bousculades mais avant tout des élèves attentifs, curieux et ravis de cette matinée de découvertes. Certains vont assurément poser des questions à leurs parents sur leurs origines. Les professeurs ont également apprécié cette approche ludique de l’histoire et de la généalogie et ont posé des questions sur la généalogie. 

   Philippe Goujon, Maire du 15e, l’adjointe à l’éducation et toute leur équipe sont très favorables à ce que la matinée scolaire soit reconduite et même étendue pour recevoir davantage de classes.
L’association « Les Jeunes et la Généalogie » est partante pour participer activement à l’édition 2019 !

Affluence au salon et sur notre stand le vendredi et le samedi

   Après cette matinée bien remplie, nous nous sommes préparés à recevoir les très nombreux visiteurs qui faisaient déjà la queue dehors une heure avant l’ouverture !
   Nous avons eu de bons échanges avec des passionnés de généalogie curieux de transmettre aux enfants leur savoir-faire et intéressés par l’approche pédagogique de la généalogie : parents, grands-parents, professeurs, bibliothécaires, archivistes, membres d’associations généalogiques…
   Nous avons convaincu de nouveaux membres de rejoindre nos rangs et avons pris dates d’interventions dans des écoles et lycées et auprès d’associations intéressées pour une présentation de la généalogie à l’école ou avec des enfants et interviewé de futurs #Genealogix.

Alors, vive l’édition 2019 !

Crédit photos pour l’Association Les Jeunes et la Généalogie : Jean-Yves Houard, Patricia Machet, Pierre Marzocca, Mireille Pailleux.

jeudi 22 mars 2018

Le savoir-faire en héritage

   Cette enseigne de magasin ne peut que retenir l'attention d'un généalogiste!
   Actuellement les entreprises familiales génèrent un emploi sur deux en France. Beaucoup revendiquent cette situation en ajoutant leur date de création ou des photos des fondateurs, ascendants des actuels propriétaires, dans les boutiques, bureaux ou sur leur site internet.
   Cette jeune entreprise bordelaise porte fièrement cet héritage dans son nom et se vante de quatre générations de savoir-faire sur son enseigne. Elle va même jusqu'à inclure sur son site une animation relatant l'histoire familiale grâce à des photos.
   La famille comme garantie de sérieux et de qualité!

mardi 13 mars 2018

#Genealogix ou comment je suis tombé(e) dans la généalogie tout petit ! Episode 6


Yann, 15 ans, se lance tel un professionnel dans la généalogie, guidé par le besoin de rassembler sa famille autour de lui

Le besoin de connaître ses origines
   Tout jeune, Yann qui vit dans un village du Morbihan où les enfants sont entourés de leur famille proche mais aussi des cousins, des oncles, des tantes et grands-parents, s’aperçoit que pour lui ce n’est pas pareil. Il est vrai qu’il est difficile de dire de quelle région la famille est originaire parce que celle-ci bouge depuis au moins 3 / 4 générations ; ses proches sont dispersés et vivent en Bretagne, en Ile-de-France et dans d’autres régions. 
   Alors, quand son frère qui vivait alors dans le Finistère rentre un jour, avec en main les copies des actes de naissance de leur arrière-grand-père, de son père et de son grand-père, c’est pour Yann une véritable révélation. Il est donc possible de chercher et de trouver qui ils étaient et comment ils vivaient !
L’apprenti généalogiste
   Enthousiasmé par ces premières découvertes, le jeune Yann ne compte pas en rester là. Il questionne la famille en particulier sa grand-tante et son grand-oncle. Il analyse les photos de famille et note les noms des ancêtres et proches photographiés. Il envoie des courriers aux mairies qui lui demandent de faire des recherches sur place. Il n’habite pas dans la région donc il lui faudra patienter.
   En attendant, il s’entraîne et à partir de livres et dictionnaires, il reconstitue les généalogies des rois de France qu’il dessine sur de grandes feuilles de papier.
15 ans, les premières recherches dans les sources
   Enfin, à l’occasion de vacances chez ses grands-parents maternels, il réussit à convaincre sa sœur de l’accompagner à la mairie de Plouha dans les Côtes-d’Armor. Il a alors 15 ans et se lance corps et âme dans ses recherches.
   Dès le départ, Yann apprend qu’il est important de collecter les informations orales mais qu’il faut toujours vérifier ses sources. Sa grand-tante qui lui a fourni tant d’informations et anecdotes précieuses a aussi inversé les lieux de naissance de ses grands-parents… Une leçon qui sera précieuse pour Yann.
Quand la passion devient métier
   L’histoire le passionne, il se destine à devenir professeur mais Yann est plus intéressé par ses recherches généalogiques que sa préparation au concours. A la fac, il développe des macros Excel et Word pour informatiser sa généalogie. L’été, il commence son travail d’étudiant à 5 heures du matin et consacre ses après-midi aux recherches en mairie … tout en préparant son mémoire de maîtrise. C’est en mairie qu’il tombe sur les coordonnées du Centre Généalogique des Côtes-d’Armor auquel il s’empresse d’adhérer. Il propose rapidement son aide pour la saisie puis le dépouillement des registres paroissiaux. Et c’est tout naturellement en cherchant sur internet des informations sur la carte de Cassini qu’il trouve son premier emploi au CDIP, éditeur d’un cd-rom des cartes si souvent utilisées par les généalogistes.
La généalogie pour s’ouvrir aux autres
   Yann pense qu’il faut inciter les jeunes à faire de la généalogie parce que cela facilite l’échange avec les proches tant qu’ils sont encore là. La généalogie l’a aussi amené à voyager au gré des pérégrinations de ses ancêtres, à rencontrer des personnes de milieux différents et à se faire des amis.
   Pour Yann la généalogie n’est pas qu’un travail personnel derrière un écran, c’est grâce à l’entraide et au partage des travaux avec les autres que l’on progresse. Son engagement associatif en est la preuve.
   C’est toujours ce besoin de partage qui l’anime lorsqu’il écrit des guides de généalogie.
La généalogie plus que jamais
   Aujourd’hui, Yann Guillerm continue sa carrière professionnelle comme responsable des médias sociaux pour un site de généalogie. A titre personnel, Yann a toujours plein de projets :
·         Il explore d’autres archives pour étoffer sa généalogie et lui permettre d’en découvrir plus sur la vie de ses ancêtres : les dossiers de personnel SNCF de ses arrière-grands-pères, le dossier de bagnard d’un aïeul, les recensements de population pour comprendre les migrations de sa famille, les dossiers de résistants de son grand-père et de ses frères, ou encore l’inventaire immobilier détaillé de la boucherie d’un ancêtre et les plans de Paimpol à la Révolution…
·         Après avoir fait le relevé des registres paroissiaux de Plouha de 1580 à 1792, il souhaite reconstituer l’histoire des familles de ce village.
·         Il a à cœur aussi de rencontrer des cousins proches découverts en faisant sa généalogie descendante.

Appel à témoignages : #Genealogix

   Et vous, avez-vous attrapé le virus de la généalogie en culottes courtes ? Si comme un certain Gaulois d’Armorique vous êtes tombé dans la marmite tout petit, racontez-nous vos débuts en généalogie.
   Le 12 de chaque mois, nous publierons un récit dans la rubrique « comment je suis tombé(e) dans la généalogie tout petit ! »
Nous contacter et nous faire part de votre témoignage : lesjeunesetlagenealogie@gmail.com

samedi 3 mars 2018

Vocabulaire généalogique

   Les enfants ont parfois du mal à comprendre certaines notions pourtant fondamentales pour la généalogie: génération, filiation, ascendance, descendance, transmission...
   Avant de commencer des recherches il faut leur expliquer simplement avec des exemples concrets et familiers: situations familiales, objets, photos... Ils peuvent mettre ainsi des mots sur ce qu'ils ressentent de façon spontanée.
 
Merci à Jo et ses cartons pour cette belle idée de photo tellement généalogique.