jeudi 17 mai 2018

#Genealogix ou comment je suis tombé(e) dans la généalogie tout petit ! Episode 8


Pourquoi s’inscrire au club de généalogie de son collège, florilège de témoignages d’élèves
La généalogie comme outil pédagogique
Dans certains collèges, des professeurs, des conseillers d’éducation, aidés parfois de bénévoles d’associations, organisent des séances en dehors des heures de cours, souvent pendant l’heure du déjeuner. La généalogie à l’école est un outil pédagogique de plus en plus reconnu par les professionnels encadrant des enfants, mais comment cette activité qui se doit d’être aussi ludique est-elle perçue par les élèves ?
Pourquoi choisir de s’inscrire au club de généalogie de son collège ? 
Voici quelques réflexions et impressions écrites par des élèves de collège après une ou plusieurs années de club généalogie.

Besoin de réponses, curiosité sur sa famille
Marlène, élève de 6ème - Mes fleurs généalogiques : « Je suis venue parce que je voulais savoir qui étaient mes ancêtres et en savoir plus sur ma famille. Par exemple, je ne savais pas qui étaient mes arrière-grands-parents et maintenant je sais presque tout sur eux. »
Joy, élève de 6ème – Sur les traces de mes ancêtres : « J’ai eu envie de faire de la généalogie parce que cela avait l’air bien de découvrir qui étaient nos ancêtres et où ils ont vécu. J’ai appris comment envoyer des lettres à des mairies pour demander des actes de naissance. »
Arnaud, élève de 5ème – Professionnel de la généalogie de sa famille : « J’ai fait de la généalogie pour voir ce que c’était. Au début, ça a été facile (les parents, les grands-parents…) et ça ne m’a pas trop intéressé. Mais voilà que je suis allé assez loin dans mes recherches et que ça devenait de plus en plus dur : ça a commencé à me plaire et j’y ai pris goût. »
Marie, élève de 5ème : « Ce que je suis venue apprendre, ce sont mes ancêtres. Et ça a marché !!! J’ai découvert que je suis d’origine polonaise, et que mon arrière-grand-mère avait travaillé comme institutrice et comme boulangère. »

Se faire des copines
Mathilde, élève de 4ème – Vive la généalogie entre amies : « Cette année, j’ai cherché les cousins de ma famille (et ils sont nombreux !). J’avais déjà retrouvé mes ancêtres (remarquez, il m’en manque pas mal), car c’est ma deuxième année. Au cours de cette année, mes amies m’ont accompagnée, on s’aidait et on rigolait bien. Lors de la fabrication de l’arbre, on s’est bien marrées ! L’année dernière, j’avais fait un volcan (enfin, je l’avais dessiné !) et cette année, je me suis mise aux 3D (c’est trois fois plus dur !). J’ai fabriqué un arbre à fleurs qui au début, tombait. Mais j’ai fini par trouver un moyen pour le faire tenir debout ! »
Sur les conseils de la famille
Emilie, élève de 6ème – A la suite de ma sœur : « J’ai eu envie de m’inscrire au club généalogie parce que ma sœur m’en avait parlé et que je voulais continuer les recherches qu’elle avait commencées. Et puis, c’est intéressant de savoir qui étaient mes ancêtres et quels étaient leurs métiers. »
Michel, élève de 5ème - La généalogie de Michel : « J’ai décidé de faire le club de généalogie car mon frère avait déjà commencé : il m’avait montré et cela m’avait intéressé. »
Niamh, élève de 6ème – Mon année de généalogie : « Ma famille, surtout mon père m’a conseillé de faire de la généalogie et je ne savais pas trop si je devais le faire ou pas. […] J’ai appris ce que veulent dire mon nom et mon prénom. J’ai reçu plusieurs actes de naissance et de mariage. »
Juste pour voir…
Johanna, élève de 6ème : « D’abord, je suis venue pour voir. Je suis restée parce que c’était intéressant de retrouver mes ancêtres et leur pays d’origine. Mes parents et mes grands-parents m’ont aidée pour les premiers renseignements. J’ai découvert que ma grand-mère n’était pas née à Capesterre-Belle-Eau mais à Pointe-à-Pitre. »
Et pourquoi pas ? 
Paul, élève de 5ème : « J’ai décidé de faire généalogie car je ne savais pas quoi faire le vendredi midi. Pour ce qui est des recherches, je suis plutôt satisfait car j’ai pu remonter jusqu’en 1770… De plus l’ambiance est plutôt pas mal ». 
Avant de retrouver dans les prochaines semaines d’autres témoignages d’élèves, nous donnerons le mot de la fin à Paul : « Donc si vous n’avez rien à faire le vendredi midi, venez au club généalogie ! »


vendredi 4 mai 2018

Morts pour la patrie

   Quel généalogiste n'a pas étudié de près le monument aux morts des communes concernées par sa famille? Intéressez-vous aussi aux établissements scolaires et aux entreprises locales, ils recèlent parfois des plaques commémoratives sur lesquelles s'égrènent les noms des anciens élèves, des enseignants ou des employés morts pour leur pays.
   Les enfants se passionnent rapidement pour le "héros" de la famille et veulent en savoir davantage. Ils le pourront en fouillant le site du ministère des armées Mémoire des hommes, véritable mine d'informations sur les combattants des différents conflits auxquels la France a participé. Les nombreuses rubriques (morts pour la patrie, fusillés, journaux d'unités, sépultures, cartes) permettront peut-être de découvrir de précieux détails sur les derniers moments de sa vie.
   Ou comment étudier l'histoire et la géographie grâce à la généalogie...

(plaque de la fonderie Godin à Guise 02, visible au Familistère)

vendredi 27 avril 2018

La famille au fil de l'histoire

   Ce livre évoque l'histoire de la famille en six moments, en débutant il y a 35 000 ans jusqu'à nos jours. Six membres d'une même famille, dont un bébé, sur trois générations, nous invitent chez eux dans leur vie quotidienne.
   La singularité de cet album réside dans les personnages et les décors tous en pâte à modeler. Mises en scène, détails, personnages, tout est soigné et attractif. Sur la dernière double page, ornée d'un magnifique arbre généalogique, sont suggérées quelques pistes d'observation pour les enfants (avec les réponses!).
   Idéal pour servir de support à vos propres histoires de famille!

Ma famille au fil du temps par Ann de Bode, éditions Millepages, 2010

samedi 21 avril 2018

Signalétique familiale

   La famille change, la société évolue... On le constate quotidiennement à des petits détails comme ce panneau capturé sur une aire d'autoroute.
   Ces simples représentations de familles permettent d'évoquer plusieurs modèles, pas nouveaux mais parfois mis de côté, voire ignorés ou cachés.
   Beaucoup d'enfants et leurs parents doivent être ravis de s'y reconnaître et penser que les vacances commencent bien!

jeudi 12 avril 2018

#Genealogix ou comment je suis tombé(e) dans la généalogie tout petit ! Episode 7


François, 14 ans, reconstituer, conserver et transmettre l’histoire familiale pour construire sa propre vie
La curiosité comme point de départ ?
   Alors qu’il était enfant, la mère de François ne cesse de dire qu’elle aimerait connaître la profession de ses grands-parents et arrière-grands-parents…
   Du côté du père de François, on ne parle jamais de la famille ni de ses origines. Son père est fils unique, François ne connaît que ses grands-parents et une arrière-grand-mère qu’il voit de temps en temps, et pourtant son grand-père aurait 5 frères et sœurs dont il ne sait rien ; donc pas de liens avec un grand-oncle ou des cousins avec qui parler, pas de réunions de famille… 
   Les questions de sa mère et la curiosité du jeune François qui se pose des questions sur cette famille dont il n’entend jamais parler l’ont décidé à faire des recherches. Il ne s’intéresse pas seulement aux professions de ses ancêtres mais entreprend une généalogie dans les règles en écrivant comme il se devait à l’époque, dans les mairies. Petit à petit il se prête au jeu.
   Mais n’est-ce qu’une simple curiosité d’enfant qui pousse François vers la généalogie ? Les vraies raisons sont peut-être plus profondes…
La disparition d’un frère
   A l’âge de 13 ans, François perd son frère âgé de 12 ans. Ce drame familial qui a recentré le noyau familial pendant des années autour de cet enfant malade, a probablement été un événement déclencheur fort pour Francois. Même si ce n’est que bien des années plus tard qu’il en prend conscience, il ressent le besoin dès lors de conserver l’histoire familiale et la mémoire de ce frère. 
Le besoin de savoir de sa mère
   La curiosité exprimée de sa mère sur la profession de ses ancêtres, cache peut-être un besoin plus profond parce que depuis l’âge de 14 ans et suite à un divorce d’après-guerre, elle n’a plus du tout de contact avec son père ni la famille de son père. Elle ne sait rien d’eux. François qui ne connaîtra jamais non plus ce grand-père, perçoit dès son plus jeune âge ce besoin de savoir et si sa mère n’a jamais cherché elle-même elle s’est intéressée aux découvertes de son fils. Petit à petit, François reconstitue l’histoire de la famille de ce grand-père paternel.
Les souvenirs heureux d’une famille unie par le destin
   Du côté de la mère de sa mère, a contrario, la famille est soudée. Son arrière-grand-père a eu d’un premier mariage trois enfants, dont sa grand-mère. La mère de celle-ci décède alors qu’elle n’a que quatre ans. Son père se remarie avec la meilleure amie de sa femme, ils ont trois enfants mais il meurt à son tour. Gamin, François allait chez cette arrière-grand-mère qui n’était pas sa « vraie » arrière-grand-mère mais il ne le savait pas.  Cette femme avait élevé seule toute sa vie les trois enfants du premier mariage de son mari comme les siens et ses trois enfants. Elle avait réussi à développer un esprit de famille fort. Esprit qu’elle a transmis, ses enfants ont toujours été très unis. Enfant, François allait souvent dans cette famille qui habitait en région parisienne et il s’y est fait de bons souvenirs. 
   Souvenirs qu’il a eu à cœur de conserver ce qui l’a conduit encore récemment à faire l’histoire de la maison de famille.  
« Ma mère avait envie de conserver cette mémoire familiale et c’est moi qui l’ai réalisée, c’était important pour moi. » 
Reconstituer l’histoire familiale pour construire sa vie
   Du côté de son père, on n’est pas très famille. Depuis 3 générations la famille vit en région parisienne mais François ne sait rien de ses ancêtres, de leur région d’origine et ne connaît rien de la famille proche et encore vivante de son grand-père : un écart d’âge important, des vies qui ont pris des directions différentes… font que ses grands-parents et les familles des frères et sœurs de son grand-père ne se sont jamais fréquentés.
   L’absence de tissu familial et le manque de transmission créent un manque et une frustration que François n’a de cesse de combler. 
Il ira de découvertes en découvertes. 
·         Sur ses origines. L’implantation récente en région parisienne de familles provinciales venues à Paris chercher du travail : une arrière-grand-mère venue des Vosges qui s’est mariée avec un arrière-grand-père originaire du Massif Central, elle était concierge à Paris dans le 16e où il était ouvrier…  
·         Certaines anecdotiques. Des personnages dont la vie a été passionnante viennent étoffer les branches de son arbre : une grand-tante institutrice en Bosnie-Herzégovine pendant la guerre 14-18 ; un grand-oncle entraîneur de l‘équipe de France de football ami de Marcel Cerdan et Edith Piaf ! 
·         D’autres plus troublantes. Enfant, François passait ses vacances avec un copain dont les grands-parents habitaient dans le Pas-de-Calais à côté de Boulogne-sur-Mer. Ce qui a amené ses parents à découvrir cette région et s’y plaire. Ils ont fini par louer une maison et François et ses parents ont régulièrement passé leurs vacances dans cette région. Son père aimait la mer et s’est mis à faire du bateau avec son fils. Il lui a donné le goût de la mer et des bateaux. Passion qu’il a toujours.
Ce n’est que plus tard, que François découvre qu’une grande partie de la famille de son père descendait de marins-pêcheurs du côté de Boulogne-sur-Mer… un hasard ? ou pas.
« Chaque fois que je trouvais un élément de l’histoire familiale c’était comme si je trouvais une pierre qui me permettait de construire ma vie et qui me permet toujours de le faire d’ailleurs parce que si je continue toujours à faire des recherches avec passion c’est que je sens qu’il y a encore des choses à construire. »
Transmettre 
« Je voulais à la fois reconstituer l’histoire familiale du côté de mon père et du père de ma mère et conserver la mémoire familiale du côté de ma mère. »
   A l’âge adulte, avec la maturité, vient l’envie de transmettre la mémoire familiale à ses enfants en particulier. 
   Plus généralement, François a toujours partagé sa passion pour la généalogie. Depuis des années, il anime régulièrement des ateliers dans des clubs de généalogie et des associations inter-âge.
Aujourd’hui François BARON est un membre actif de l’association Les Jeunes et la Généalogie.
   Il a également transmis le goût de la généalogie à ses petits-enfants : ils ont commencé quand ils étaient petits en faisant des ateliers dessins pendant les vacances de février pluvieuses. 

photo: arbre d'Anaé, 6 ans

lundi 9 avril 2018

Succès en librairie

   Cultura organise du 4 avril au 7 mai 2018 une opération intitulée "petits et grands enfants". Le slogan est "enfin une réunion de famille où tout le monde a envie d'aller"! Un des rayons propose de "mieux connaître sa famille". Et au milieu de ce rayon se trouve notre livre favori, co-écrit par notre présidente Evelyne Duret et Yannick Doladille: mille et une manières de faire de la généalogie avec les enfants (nous vous en parlions déjà en août 2017) .
   Allez le feuilleter... Vous ne pourrez plus le lâcher et ferez des heureux en appliquant ses conseils: les enfants et vous!

(photo prise au Cultura de St Quentin 02)


lundi 26 mars 2018

Généalogie XV: une édition 2018 de 7 à 77 ans ... et plus!

Du jeudi 15 mars au samedi 17 mars 2018, mairie de Paris XV

Grande nouveauté cette année au Grand Salon de Généalogie de la Mairie du XVe : la matinée scolaire. 
   La Mairie de Paris du 15e arrondissement et Archives & Culture ont organisé le jeudi, une matinée réservée aux élèves de dix classes de CE2 et de CM1 de l’arrondissement parisien.

 De l’accueil jusqu’à la remise des sacs en passant par l’accompagnement des groupes d’enfants et à l’animation d’un atelier « école 1900 », l’association Les Jeunes et la Généalogie s’est mobilisée pour contribuer au succès de cette première édition.



   Parmi les activités imaginées par Marie-Odile Mergnac sur le thème de la généalogie et l’histoire : des scénettes en costume d’époque de 1790 à nos jours, la rencontre avec des Grognards et Gardes napoléoniens, la réalisation de l’arbre généalogique d’Harry Potter ou encore un grand moment, celui de la remise des Billets d’Honneur lors de l’atelier « institutrice 1900 ».


L’atelier « institutrice en 1900 »
   Entourée de cahiers et de photos de classe de différentes époques, notre « institutrice » a répondu à la curiosité des enfants et distribué des billets d’honneur. L’intérêt des enfants en découvrant l‘écriture à la plume (pour l’exercice ici une belle imitation façon bille), la surprise des enfants de découvrir des classes composées de garçons uniquement, l’admiration devant la tenue des cahiers et le talent de dessin des cartes de géographie, ont fait plaisir à voir.

   Les anciens maîtres et maîtresses des années 1900 récompensaient les élèves par des médailles et des bulletins d’honneur. Les médailles étaient remises pour leurs bonnes notes et les billets d’honneur félicitaient librement pour tout ce qui était bien, pas seulement pour les devoirs. Ce fut l’occasion de demander aux élèves de chaque groupe de choisir le motif de félicitation de chacun de leur camarade de classe : Inès, François, Mariama, Noa, Yannis, Louise, Emma, Paul, Valentin, Marie, Kyliane, Sarah… ont ainsi été récompensés pour leur gentillesse, pour leur sagesse,  pour leur talent de dessin, pour leurs performances au foot ou à la course ; nous avons eu aussi un groupe de forts en maths, un passionné de l’histoire de Napoléon, des amoureux de la lecture, un champion en dictée... Une classe a plébiscité sa professeure et lui a remis le billet d’honneur de la meilleure maîtresse et une maman qui accompagnait un groupe a reçu un billet d’honneur de la meilleure couturière !

Des cadeaux pour les enfants et les professeurs


   Les enfants et les professeurs ne sont pas repartis les mains vides !
Tous les enfants ont reçu un sac avec une grille de mots croisés « découverte de la généalogie » concoctée par notre association, un exemplaire de « J’aime lire », le cahier d’activités familiales « Papy ! Mamie ! Raconte-moi tes souvenirs », des arbres à compléter de Filae et Geneanet ….

   Quant aux professeurs, ils ont aussi reçu un sac avec des arbres à compléter, un dossier pédagogique réalisé par notre association et le livre « Mille et une manières de faire de la généalogie avec les enfants ».


Un franc succès

  Ce sont près de 300 enfants et accompagnants qui ont déambulé ce jeudi matin : de bons moments d’échanges, de rigolade et parfois de bousculades mais avant tout des élèves attentifs, curieux et ravis de cette matinée de découvertes. Certains vont assurément poser des questions à leurs parents sur leurs origines. Les professeurs ont également apprécié cette approche ludique de l’histoire et de la généalogie et ont posé des questions sur la généalogie. 

   Philippe Goujon, Maire du 15e, l’adjointe à l’éducation et toute leur équipe sont très favorables à ce que la matinée scolaire soit reconduite et même étendue pour recevoir davantage de classes.
L’association « Les Jeunes et la Généalogie » est partante pour participer activement à l’édition 2019 !

Affluence au salon et sur notre stand le vendredi et le samedi

   Après cette matinée bien remplie, nous nous sommes préparés à recevoir les très nombreux visiteurs qui faisaient déjà la queue dehors une heure avant l’ouverture !
   Nous avons eu de bons échanges avec des passionnés de généalogie curieux de transmettre aux enfants leur savoir-faire et intéressés par l’approche pédagogique de la généalogie : parents, grands-parents, professeurs, bibliothécaires, archivistes, membres d’associations généalogiques…
   Nous avons convaincu de nouveaux membres de rejoindre nos rangs et avons pris dates d’interventions dans des écoles et lycées et auprès d’associations intéressées pour une présentation de la généalogie à l’école ou avec des enfants et interviewé de futurs #Genealogix.

Alors, vive l’édition 2019 !

Crédit photos pour l’Association Les Jeunes et la Généalogie : Jean-Yves Houard, Patricia Machet, Pierre Marzocca, Mireille Pailleux.